Elle s'est faite avec la volonté de trouver des réponses à une série de constats :
La spéculation immobilière participe à l’appauvrissement de la mixité sociale.
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Les personnes à revenu modeste ne peuvent plus accéder aux logements sur le marché privé.
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Il n'y a aucune solution intermédiaire entre le logement social et le logement privé.
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Ces mêmes personnes sont soit contraintes de continuer à occuper les logements sociaux, soit contraintes à s’éloigner de plus en plus loin du centre-ville, entraînant un temps de trajet domicile travail plus long et donc une perte de temps et de pouvoir d’achats.
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Une insuffisance de mixité fonctionnelle
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La séparation des fonctions du bâti (logement, bureaux et commerces) appauvrit la cohérence et la richesse de l’espace urbain, alors que l’expérience allemande en démontre l’intérêt :
- Optimisation de la consommation énergétique de l’immeuble (la chaleur produite par le tertiaire en journée et réutilisée pour chauffer les logements),
- Réduction des charges de l’ensemble de l’immeuble.
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Une qualité de construction décevante
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L'absence de garantie de résultat sur les performances énergétiques du bâti conduit à une mauvaise mise en œuvre de la construction. Cela conduit à une réduction de l’efficacité énergétique des logements. Le DPE (diagnostic de performance énergétique), rendu obligatoire depuis 2007 tout en étant un mieux, reste insuffisant. En pratique, la charge du contrôle de résultat est renvoyée à l’acquéreur, via l’analyse de ses consommations d’énergies. Opération que l’acquéreur n’engagera probablement jamais face au coût d’une expertise et face au parcours du combattant qu’est une action en justice.
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Pas d'offre de logement écologique
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L’offre de logements répondant aux critères de la construction passive et/ou bioclimatique est inexistence.
L’objectif de rentabilité à court terme fait prendre en compte insuffisamment les critères de performance énergétique et de conception environnementale (bioclimatique) comme la réduction des pollutions intérieures des logements.
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La déresponsabilisation et détérioration du parc HLM
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Les HLM rencontrent des problèmes de manque de responsabilisation de leurs habitants qui se traduisent par une dégradation des espaces communs.
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L'absence de la maîtrise d'usage
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Il y a une quasi-impossibilité de participer à la conception de son cadre de vie.
Le candidat au logement est souvent dans l’impossibilité de demander des modifications de l’aménagement d’un appartement, sauf surcoût dissuasif, du fait que la commercialisation des programmes se fait le plus souvent lorsque le dossier de construction est déjà réalisé et figé. Et c’est encore plus exceptionnel qu’il puisse participer à l’arbitrage dans un programme collectif, voire d’un projet urbain.
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